Le diabète de type 2 : entre hérédité et habitudes de vie
Le risque de diabète de type 2 est fortement influencé par des facteurs familiaux. Mais là aussi, l’hérédité n’explique pas tout.
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Si un parent du premier degré (père, mère) est atteint, le risque pour l’enfant augmente d’environ 40 %.
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Si les deux parents sont atteints, la probabilité atteint jusqu’à 70-80 % au cours de la vie.
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Les études sur des jumeaux identiques montrent un risque concordant de 70 à 90 %, ce qui révèle un fort poids génétique (source : Inserm, Diabète Québec).
Cependant, ces chiffres témoignent d’une interaction complexe entre hérédité et environnement partagé :
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L’alimentation familiale, la sédentarité, la culture du “bien-manger”, les habitudes de sommeil, etc., sont souvent transmises au sein de la même famille.
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Le surpoids, la graisse abdominale, le manque d’activité physique sont des facteurs de risque majeurs, eux-mêmes souvent influencés par des habitudes communes aux membres d’une même famille.
En pratique, même avec des antécédents familiaux forts, il est tout à fait possible de réduire son risque en adoptant des mesures préventives. À l’inverse, un mode de vie “à risque” (alimentation déséquilibrée, sédentarité) peut aboutir à un diabète de type 2 même sans antécédents familiaux.
Les dernières recherches ont permis d’identifier plus de 400 polymorphismes génétiques liés au diabète de type 2, mais chaque gène pris isolément n’explique qu’une partie du risque (source : Nature Genetics, 2023). L’environnement compte autant, si ce n’est plus, que la génétique !