Que se passe-t-il dans le corps ? Les mécanismes à l’œuvre
L’insulinorésistance, le “premier domino”
L’insuline, sécrétée par le pancréas, permet au glucose d’entrer dans les cellules pour produire de l’énergie. Dans le cas de l’obésité, surtout abdominale, le tissu adipeux produit en excès des substances inflammatoires (cytokines), qui perturbent le fonctionnement des cellules. Ces dernières deviennent alors moins sensibles à l’insuline : c’est la fameuse insulinorésistance.
- Le pancréas doit alors sécréter plus d’insuline pour avoir le même effet.
- Cette sur-sollicitation épuise progressivement les cellules pancréatiques productrices d’insuline.
- Avec le temps, la quantité d’insuline devient insuffisante pour compenser : la glycémie augmente, le diabète de type 2 s’installe.
La graisse viscérale a un rôle particulièrement délétère dans ce processus, car elle libère non seulement des acides gras libres, qui “noyent” le foie et les muscles, mais aussi des hormones et des messagers qui bloquent l’action de l’insuline.
Un cercle vicieux métabolique
L’obésité n’est pas qu’une cause mais aussi une conséquence du déséquilibre glycémique. La difficulté à faire entrer le sucre dans l’organisme favorise le stockage sous forme de graisses, qui alimente à son tour l’insulinorésistance. C’est pourquoi l’obésité et le diabète de type 2 avancent souvent main dans la main.