Le diabète de type 2, une palette de traitements évolutifs
Avec près de 92 % des cas de diabète en France (source : Santé Publique France), le diabète de type 2 ne se traite pas du tout sur le même mode. Ici, le corps produit encore de l’insuline, mais ne “l’écoute” plus assez bien, ce qui aboutit à une élévation chronique du sucre sanguin.
- Le traitement commence presque toujours par une modification du mode de vie (alimentation équilibrée, activité physique régulière, réduction du tabac et gestion du stress).
- Metformine : c’est le traitement oral le plus prescrit en première intention. Son rôle ? Aider l’organisme à mieux utiliser son insuline. Chez certains, cela peut suffire pendant des années.
Mais le diabète de type 2 est une maladie évolutive :
- Avec le temps, il peut nécessiter un ou plusieurs médicaments supplémentaires (sulfamides hypoglycémiants, inhibiteurs de la DPP-4, agonistes du GLP-1, SGLT2, etc.).
- Certains patients doivent, après plusieurs années d’évolution, recourir à l’insuline, mais cela ne concerne qu’environ 20 % d’entre eux (source : Inserm, 2021).
- Des stratégies d’association (“polythérapie”) sont souvent requises, adaptées à chaque profil (âge, comorbidités, préférences, risque cardiaque…).
Les nouvelles classes de médicaments oraux et injectables personnalisent la prise en charge :
- Les agonistes du GLP-1 (par injection hebdomadaire pour certains) protègent le cœur et font souvent perdre du poids, un vrai atout ; ils sont même utilisés dans le traitement de l’obésité sans diabète (source : HAS, 2023).
- Les inhibiteurs de SGLT2 sont reconnus depuis 2019 pour leur bénéfice sur l’insuffisance cardiaque et rénale chez les diabétiques.
Chez la femme enceinte, la plupart de ces médicaments sont contre-indiqués : l’insuline redevient alors le recours de choix si besoin (voir plus loin).