Comprendre la génétique du diabète : deux maladies, deux héritages
Avant de répondre, il est important de distinguer diabète de type 1 et diabète de type 2, car le “poids” de l’hérédité n’y est pas du tout le même.
Le diabète de type 1 : un rôle génétique... mais pas prédominant
Le diabète de type 1, souvent découvert chez l’enfant ou l’adolescent, résulte d’un dérèglement du système immunitaire qui attaque les cellules du pancréas produisant l’insuline. Contrairement aux croyances, le facteur héréditaire n’est pas déterminant :
- Un enfant dont un parent est atteint de diabète de type 1 a un risque d’environ 5 à 7 % de développer la maladie. Si ce sont les deux parents, le risque grimpe à près de 30 %.
- En France, 85 % des enfants nouvellement diagnostiqués n’ont aucun antécédent familial connu (Société Francophone du Diabète).
Des variations génétiques, notamment au niveau du complexe HLA (Human Leukocyte Antigen), expliquent une partie de cette susceptibilité, mais des facteurs environnementaux (infections virales, alimentation, etc.) jouent un rôle clé.
Le diabète de type 2 : l’hérédité pèse lourdement
Le diabète de type 2, le plus courant à l’âge adulte, est étroitement lié à l’insulino-résistance et à une sécrétion insuffisante d’insuline. C’est là que la famille entre véritablement en scène.
- Si un parent seul est diabétique, le risque pour l’enfant d’en être atteint à son tour est de 30 à 40 % (HAS).
- Lorsque les deux parents sont concernés, ce risque grimpe jusqu’à 70 % (American Diabetes Association).
- Les études chez les vrais jumeaux sont éloquentes : si l’un des deux est atteint, l’autre aussi dans plus de 90 % des cas !
Plusieurs gènes impliqués dans le métabolisme du glucose et des graisses sont impliqués, tels que le gène TCF7L2, mais aussi des centaines d’autres variations génétiques découvertes dans les dernières décennies (source : PubMed).